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Ce bovin création des humains afin d’avoir plus de viande, regardez bien quand il se déplace

Comme la vache bleu belge est dotée d’une protéine qui entrave la croissance musculaire, ce bovin se retrouve avec des muscles plus développées, ce qui nuit grandement à sa locomotion. Toutefois, ces croisements ont un prix et ainsi, les bêtes issues de ces expérimentations souffrent très souvent de problèmes de santé.

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La vache bleu belge est une création de l’homme, un beau gros bovin. En effet, elle est le résultat de 50 années d’élevage sélectif en Belgique afin de créer une bête très productive en lait et en viande.

Comme la vache bleu belge (bovin) est dotée d’une protéine qui entrave la croissance musculaire, ce type d’animal se retrouve avec des muscles plus développées, ce qui nuit grandement à sa locomotion.

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De plus, cette espèce doit composer avec un problème de mâchoires déformées et de langues élargies.

Enfin, parmi les autres problèmes de santé identifiés chez la vache bleu belge (bovin), on peut aussi penser à son foie et ses poumons qui sont plus petits que chez les autres bovins, et sinon, des difficultés respiratoires, des problèmes cardiaques et l’infertilité.

La BBB, vache bovin  XXL
La blanc bleu belge, véritable steak sur pattes, pèse plus d’une tonne et fournit 85 % du marché de la viande de bœuf en Belgique. Cette « viandeuse » part à la conquête du reste du monde, y compris de la France.

Armé d’un scalpel, le vétérinaire ouvre une large fente dans le flanc de la vache. Le sang se déverse. Le liquide amniotique éclabousse sa blouse lorsqu’il perce le placenta. Deux sabots jaillissent de l’ouverture fumante. S’aidant de son pied, l’éleveur tire le veau de toutes ses forces hors de la bête, titube quelques pas, puis le lâche sur une épaisse couche de paille.

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C’est que le nouveau-né pèse déjà lourd. Bientôt, il fera près d’une tonne et se négociera dans les 3 500 euros, contre 1 000 euros pour une vache classique. Classique comme cette holstein qui vient de le mettre au monde et qui ne lui ressemble guère. Il est très musclé, elle est grande et maigre. Ce n’est pas sa mère biologique. Laquelle, bien plus corpulente, paît quelques enclos plus loin.

Si sa mère biologique ne l’a pas porté, c’est qu’elle est précieuse. « Il ne faut pas l’abîmer », estime Michaël Gallet, éleveur d’un cheptel de 150 têtes à Libramont, dans les Ardennes belges. Elle appartient aux blanc bleu belges (BBB), une race « travaillée » depuis des décennies afin de révéler le gène de l’hypertrophie musculaire. Connu sous l’appellation de « culard », ce gène réduit le pourcentage de graisse dans le corps, attendrit la viande et permet de récupérer bien davantage de beaux morceaux à l’abattage.

LES « VIANDEUSES » SONT SOUMISES À LA SUPEROVULATION

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L’avantage économique de ce gène, les éleveurs belges en tirent profit depuis les années 1960. A cette époque, seules quelques BBB possédaient le culard. Aujourd’hui, sur les 400 000 blanc bleu belges que compte le plat pays, toutes l’ont. « Nous avons façonné cette race en accouplant systématiquement les bêtes hypertrophiées musculairement, s’enthousiasme Philippe Collin, vétérinaire à Libramont. En France, quand une bête donnait naissance à un veau culard, elle était abattue. Ici, à l’inverse, on a exploité ce qui était considéré ailleurs comme une tare. »

Encore maintenant, les éleveurs belges s’activent à accroître le potentiel musculaire des bêtes en accouplant les plus robustes, « afin de donner naissance à des veaux qui produisent plus de steaks », explique Pierre Mallieu, le secrétaire général du Herd-Book, association des éleveurs de bovins de race blanc bleu belge. Un eugénisme contrôlé à travers diverses pratiques de reproduction artificielle.

Dans sa ferme ardennaise, Michaël Gallet emploie l’une de ces techniques. Afin d’augmenter la qualité et le nombre de ses « viandeuses », comme il les appelle, il les soumet à la superovulation. Cette pratique consiste à stimuler leurs ovaires. Les vaches produisent alors quarante ovules en moyenne par an, contre douze naturellement.

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L’objectif ? « Prendre le patrimoine génétique d’une très bonne bête et le décupler en lui faisant faire dix veaux d’un coup », sourit-il. Ces ovules sont transplantés dans l’utérus de « vaches vulgaires, des mères porteuses », qui mettront bas par césarienne. Née dans le courant des années 1950 aux Etats-Unis, cette technique, marginale en Belgique – 1 % des naissances –, reste réservée aux « éleveurs de pointe, les plus mordus », estime Michaël Gallet.

BOVIN : « LE PLUS IMPORTANT, C’EST LEUR APPAREIL GÉNITAL »

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